Lundi 5 mai 2008

MOLP    

 

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes

 

Lettre n° 27

40 ans après Mai 68, la Cfdt et la Cgt ont opté pour la signature d’un « accord » rétrograde sur la représentativité syndicale dans les entreprises.

Fo créée avec les fonds de la CIA, la Cftc créée avec les fonds du Vatican, la Cgc créée par le patronat, s’insurgent aujourd’hui qu’on leur supprime une partie de leur pouvoir, ces confédérations se sont prises à leur propre piège de la division syndicale instrumentalisée par le capital. Et dans quelques années les Unsa, Fsu, ou Sud, seront, eux aussi, tombés dans l’escarcelle et le piège…Quelques permanents ont des cheveux blancs à se faire, et la lutte des places va s’intensifier et s’aiguiser, au détriment des travailleurs..encore et encore.

Ce que des millions de travailleurs organisés dans la lutte pendant plusieurs semaines avaient arraché au patronat et au gouvernement gaulliste, pour que le syndicat et les délégués soient reconnus et protégés, et cela 32 ans après 1936, va redevenir aussi faible qu’avant 1936.

Qui se rappellent de ces permanents syndicaux qui, pour vivre et faire vivre leur famille, allaient à bicyclette ou à pieds, vendre la Vie Ouvrière à la porte des « tôles » et interpeller les salariés ? Les temps ont bien changé !

Comme Belin et Jouhault, Chèréque et Thibaut, le bureau confédéral de la CGT et le chef d’orchestre Le Duigou, les porteurs d’eau du CCN, ont trahi une fois de plus la Classe ouvrière de France.

Et l’argument du-des permanents ou des réformistes bien au chaud, sera de dire : « mais vous n’avez pas lu les documents que vous avez reçus, vous pouviez vous exprimer sur la ratification de cette accord, et même vous y opposer… »

Alors en forme de réponses, les questions devront être : « Et toi camarades, tu l’as lu, analysé dans sa profondeur ? - Comment as-tu pu accepter la remise en cause de nos principes fondateurs et de nos valeurs CGT de base ? – Depuis quand tu n’as pas rencontré les syndicats de la base ? - Depuis quand n’as-tu pas organisé une élection dans une tôle ? – Depuis quand n’as-tu pas rencontré un salarié qui veut s’organiser avec ses collègues de travail, pour faire face à un patron antisocial ? – Depuis quand es tu dans l’appareil et combien gagnes tu par mois, quels sont tes avantages pour avoir accepté une telle trahison contre la base ? – As-tu réellement mesuré que les UD vont disparaître à court terme ? – As-tu compris que tu as accepté de détruire les fondations de l’édifice CGT au point de le faire s’effondrer ?... »

Cette collaboration de classe avec le grand capital français, aura des conséquences terribles et néfastes pour les travailleurs et leurs structures de luttes, et à court terme.

La casse de l’outil de base  CGT est en marche avec cette inadmissible signature, antidémocratique et dangereuse. Elle rappelle la signature du programme commun entre les sociaux-démocrates et les communistes en 1972, qui allaient entraînaient le PCF dans les abîmes après avoir été le 1er parti de France, le parti des fusillés.

L’abandon dans les statuts de la CGT, des valeurs révolutionnaires pour un changement de société par la socialisation des moyens de productions et d’échanges et par la dictature du prolétariat, a permis que le réformisme le plus ultra s’empare de cette structure créée de toute pièce par les marxistes en 1895.

La trahison est grande mais le châtiment sera appliqué aux travailleurs, l’aristocratie syndicale de ce pays a choisi délibérément de collaborer avec le capital en rompant avec l’indépendance syndicale vis-à-vis du patronat et du monde politique à son service.

 La création de l'impérialisme européen a favorisé, via la CES, la mise en place d’un plan « Mc Arthur » contre les syndicalistes révolutionnaires, la « chasse aux sorcières » commencée  il y a quelques années, va s’intensifier et les têtes vont tombées comme en Allemagne dans le début des années 70, soyons en certains.

Les syndicats n’ont plus la nécessité d’avoir des masses de syndicats et de syndiqués, d’avoir des structures fédérales professionnelles, d’où les fusions, des US et des UD, d’où la privation des financements.. et des UL de proximité, d’où les tentatives d’élargissement des territoires… puisque le capital va financer dans un 1er temps, surtout les structures régionales et confédérales. La priorité sera les zones, les bassins, avec un délégué « professionnel » de site, qui aura la capacité de signer avec les patrons…sans faire partie des entreprises.

C’est la cogestion qui se met en place, le syndicalisme français roule sur les rails du syndicalisme allemand qui a perdu des centaines de milliers d’adhérents en quelques années. Et beaucoup de militants ont pu vérifier qu’au travers des comités de groupe ou d’entreprise « européen », simples lieux de discussions sans pouvoir, que le but final était de supprimer à terme toutes les institutions légales nationales : SYNDICATS, DS, DP, CE, CHSCT, Prudhommes…. Les travailleurs vont payer la note à prix fort !

La question est désormais : « CAMARADES, quelle riposte face à cette trahison ! »

Fait à Caen le 4 mai 2008.  

 

 

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Dimanche 6 avril 2008
cette info qui avait été transmise au MOLP était erronée. Nous publions ici le démenti de l'USM CGT de St Nazaire. Le MOLP présente ses sincères excuses pour ce loupé de notre part.


La diffusion de cette information qui s'est trouvée être une manoeuvre selon le secrétaire général de l'USM, a été fournie au MOLP, indirectement mais  via un membre de l'USM CGT de St Nazaire.

Donc, nous pensons, qu'il y a eu intervention du plus haut niveau de la CGT pour calmer les esprits.


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de André FADDA Secrétaire de l’USM-CGT

Depuis quelques heures circulent sur le net de fausses informations visant à mettre à mal la CGT. Une opération d’intox est en oeuvre pour briser la crédibilité de la CGT et son organisation sur le site des Chantiers AKER YARDS Saint-Nazaire.

Les combats victorieux menés par les militants de la sous-traitance organisés dans l’USM-CGT ont ouvert une brèche dans la stratégie patronale. Lors de la récente victoire obtenue par les 3 camarades grecs en grève de la faim, la Direction d’AKER YARDS n’a pas hésité à attaquer l’USM-CGT en l’accusant de racketteuse. Cette Direction de choc n’est pas à son coup d’essai.

En 2005 et 2006, elle a cherché à mettre l’USM-CGT et le site BELLACIAO au banc des accusés dans une tentative de bailloner la liberté d’expression.

Depuis 1999, année de la création de syndicat CGT de la sous-traitance sur le site des Chantiers Navals, la Confédération apporte tout son soutien et impulse activement depuis le 46 ème Congrès ce nouveau type de syndicalisme de proximité. Un syndicalisme combatif qui a su s’adapter à la réalité du terrain. La CGT est pleinement engagée dans cette expérience et la développe sur d’autres sites industriels.

En conséquence, restons vigilants !

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Dimanche 6 avril 2008
Pour avoir gagné des luttes face au puissant patronat de la métallurgie de St Nazaire et de Loire Atlantique, pour avoir mené multiples combats frontaux face à une armée patronale dont le seul soucis est d’abaisser les coûts de productions par la division, pour s’être opposé à la mise en concurrence des travailleurs eux-mêmes par l’ « importation » de la main d’œuvre à bas coup, pour avoir fait respecter le droit du travail français face aux exigences rétrogrades que veulent nous imposer les dirigeants européens, pour avoir agit pour la classe exploitée sans distinction de nationalité ou d’appartenance religieuse, pour avoir créer des alliances tactiques et stratégiques, locales, nationales et internationales pour la lutte collective et les victoires… le bureau de la Confédération Générale des Travailleurs a décidé de mettre un terme à l’USM CGT de St Nazaire.

Ainsi, c’est une condamnation « à mort » qui sera prononcée dans les prochains jours au secrétaire général, André FADDA et à ses camarades, s’ils ne renoncent pas à la lutte à venir et à celles qu’ils ont menées et portées à bout de bras sans jamais céder ni rompre malgré de terribles pressions. On leur reproche subjectivement des luttes victorieuses, qui malgré un important manque de moyens, furent de classe et de masse. On leurs reproche qu’ils aient combattu pour que soit respectée la dignité des travailleurs des chantiers navals de St Nazaire et des satellites sous sa coupe.

 L’USM CGT de St Nazaire, les camarades engagés et déterminés, paient donc les victoires des coréens, des électriciens de Cegelec, des salariés grecs, du jugement du Queen Mary II… Sauf que la facture est envoyée par la direction du plus ancien syndicat ouvrier du monde et du plus gros syndicat ouvrier de France. La direction de la CGT agit contre l’USM CGT de St Nazaire, comme le gouvernement a agit contre Bruno GUIGUE, le sous-préfet anti-papon qui a été éliminé pour avoir dit la vérité sur le colonialisme en Israël. Pour GUIGUE, le lobby sioniste est intervenu, pour l’USM CGT, la CES et le lobby supra national du patronat euro-métallurgiste (dirigé par E.A Seillière) ont du intervenir. Qu’ont-ils promis pour qu’une confédération syndicale telle que la CGT, se couche devant les exigences européanistes et ultralibérales des patrons de Aker Yards et de ses sous-traitants « négriers » ?
Des fonds, des moyens nouveaux…?

Alors si la réponse est : - « pure spéculation, pure invention… »… Cela veut dire que la perspective d’avenir que se sont données la direction confédérale, les fédérations et certaines de leurs structures est l’autodestruction de la CGT. Leur calcul à terme est de noyer la CGT dans les méandres des volontés impérialistes de la création européenne. Une Europe fédérale, un salaire européen, un Code du travail et des conventions collectives européennes…une armée européenne, une banque européenne….qui font aboutir à la négation de la nation, et à la destruction des outils nationaux des différentes classes ouvrières que sont les syndicats.

Certes, les travailleurs n’ont, dans l’exploitation, de différences que par leur nationalité, d’ou le besoin de solidarité et de contacts internationalistes. Mais là où, pays par pays, des droits sociaux et collectifs, des acquis… ont été obtenus par des luttes historiques, l’importance prioritaire est avant tout d’au minimum les défendre et les préserver. Or ce que fait la direction confédérale de la CGT en détruisant consciemment l’USM CGT de St Nazaire, c’est détruire un outil de luttes capable de défendre et de préserver les droits et les acquis des travailleurs. Les chantiers de St Nazaire sont devenus une zone d’exploitation maximum des masses ouvrières, un endroit devenu au fil du temps, un véritable laboratoire d’essais pour la destruction des droits du travail, mais aussi le laboratoire de casse des fondamentaux de la CGT.

 L’USM CGT de St Nazaire, par les luttes et les victoires, a empêchée les laboratoires de devenir ceux du Dr MABUSE. Elle est devenue un obstacle pour nos protagonistes des hautes sphères patronales, syndicales et politiques : pour eux, la destruction de cette structure antagonique, est devenue prioritaire, et la sale besogne a naturellement été confiée à la « hiérarchie directe »…

C’est dur à entendre, c’est consternant, c’est impitoyable, mais c’est la seule et plausible explication objective. Ceci implique et révèle objectivement, qu’une 5ème colonne a bien infiltré la direction confédérale depuis plusieurs années et celles de certaines fédérations de la CGT, et qu’elles agissent en traitresses de la classe ouvrière de France ou d’ailleurs. Ce qui est valable et démontré ici avec l’USM, l’est dans de nombreux secteurs, notamment ceux en voie de privatisation (EdF-Gdf, SNCF, Postes, éducation…) mais aussi de très nombreux voire tous les secteurs de notre industrie (métallurgie, automobiles, BTP, commerce, transports….) ou des services publics ici en France (hôpitaux, DDE, douanes…)

Pour renverser et démasquer les traîtres, la solution viendra des masses et des volontés des structures et de la base militante qui chaque jour se battent avec acharnement, et le jugement de classe de ceux qui trahissent, vient toujours des luttes. Rappelons-nous : une barricade n’a que deux côtés !
par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Dimanche 30 mars 2008

MOLP

 

MOUVEMENT OUVRIER DE LUTTES PROLETARIENNES

mouvementolp@hotmail.fr

         

LETTRE N° 24

 

Communistes, la situation est grave !

La guerre mondiale est à notre porte !

 

De nombreuses analyses et contributions nous arrivent sur la question tibétaine du moment : sur la question de la répression chinoise, sur la question de la participation aux jeux olympiques, sur le rôle du Dalai Lama et de la théocratie Bouddhiste dans l’histoire du Tibet… Police-Sport-Dieu…manque sexe et rock and roll.

 Depuis quelques jours, une nouvelle étape a été franchie, ce sont désormais l’économie chinoise, sa production et son industrialisation, qui deviennent la nouvelle source des polémiques : une Chine où les « droits de l’homme sont bafoués » mais qui inonde la planète de ses produits manufacturés à bas prix…

Donc, en toile de fond, la question qui en ressort est : la Chine a-t-elle été ou est-elle encore une nation communiste ou la Chine est-elle une nation en voie de mutation vers le capitalisme ?

Si la Chine est communiste, cette répression apporte de l’eau au moulin de ceux pour qui le communisme est un système barbare qui ne laisse pas les peuples s’exprimaient ou disposer d’eux-mêmes, mais qui est aussi un système qui asservi un peuple dans sa manière de produire.

Si la Chine n’est plus communiste, cette répression cache des intérêts capitalistes, et le Tibet devient un enjeu géostratégique dans la lutte à mort que se mène les impérialismes. Dans ce cas, la question de l’ingérence via les services secrets des nations composants les impérialismes, doit être posée et des réponses doivent être apportées.

Ici en France.

Pourquoi Robert Ménard, responsable de RSF s’est-il si fortement impliqué dans cette histoire ? Pourquoi BHL, pourfendeur de Poutine sur la question Tchétchène mais soutien inconditionnel à Israël face au Hamas, alter-égo de Kouchner sur la question iranienne, s’empare t-il de cette question tibétaine?

Deux figures théâtrales de la super production étasunienne intégriste mises en avant par l’Etat français, au moment le gouvernement annonce l’envoi de 1000 militaires supplémentaires et une flotte de guerre en Afghanistan, mais aussi au moment ou l’Otan reprend le commandement des forces internationales de l’ONU à forte densité « EU » déployées à la frontière libano-israélienne.

Il serait bon et efficace que les nombreux intervenants, intellectuels reconnus, dialecticiens de haut niveau, développent leurs arguments par des analyses matérialistes sur l’histoire de la Chine sur 70 ans.

Il serait bon et efficace qu’ils rappellent ce qu’était le Tibet d’avant 1949, sans entrer dans la doctrine néo maoïste qui est de retour, on pourrait dire « bizarrement », mais qui est loin de l’être… au contraire !  Comme ils l’avaient fait sur Cuba avant Castro ou le Venezuela avant Chavez, quand ils avaient démontré le rôle de l’impérialisme US.

Il serait bon et efficace de démontrer que la guerre inter impérialiste, pour l’instant économique peut rapidement se transformer en guerre mondiale armée.

Pour le MOLP, il y a liaison entre les événements du Tibet, l’Iran, Afghanistan, Pakistan, Israël, Venezuela, Cuba…mais aussi au Soudan, au Nigéria, au Tchad... et effondrement des économies capitalistes…. les contradictions impérialistes se dévoilent plus vite que prévu…

La guerre se dessine sous nos yeux, et nous sommes orphelins d’un mouvement communiste international qui a été assassiné par des années de révisionnisme et de collaboration.

 

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Mardi 18 mars 2008

ETAT et REPRESSION CONTRE des MILITANTS POLITIQUES ITALIENS

Le 12 février 2007, la police italienne arrête des militants engagés dans la construction d’un Parti Communiste Politico-militaire, avec le prétexte qu’ils seraient en passe de préparer des actions politico-militaires. C’est donc des arrestations préventives et despotiques que l’Etat italien a ordonné pour ne pas être confronté à une réalité : celle de la lutte de classes.

 

La démocratie « formelle » bourgeoise peut tolérer des tensions et des crises sociales fortes, mais surement pas le fait que des opprimés ou des prolétaires pourraient prendre les armes.

Même si cela n’a pas été le cas avec les « Arrêtés du 12 février 2007 », un spectre a été réveillé pour les dominants mais un espoir pour les opprimés.

 

L’isolement carcéral est une arme de la guerre « sans fin » dans son aspect de guerre spécifiquement intérieure, c’est une arme lâche de destruction de masse. Car, si les Etats, dont l’Italie, utilisent cette pratique de l’isolement de façon ciblée contre les militants révolutionnaires ou les rebelles, c’est bien pour montrer aux masses que de se doter des instruments nécessaires au processus de leur libération de l’exploitation, comporte des risques.

 

Donc, le déploiement de la panoplie répressive « mondialisée » (Prisons secrètes, isolement, déportation, tortures…) appelle de notre part à des efforts maximum pour la construction d’un front pour dénoncer haut et fort ces pratiques féodales.

 

En Italie, l’isolement, c’est la mise en place de l’Article 41-bis du Code Pénal.

Cette article 41-bis, c’est comme dans le film « Papillon » : aucun contact avec l’extérieur, aucune personne à qui parler (pas même les matons), une cellule de 9m2 sans fenêtre, un livre par semaine, perte de la notion du temps avec un éclairage décalé et modulé (du très fort au très faible), fouille (inutile) à tout moment, une ou deux douches par mois, aucun linge de rechange, la promenade se fait dans une cour triangulaire, le lit est en béton, la table est fixe et le siège, lui aussi fixe, est décalé afin de mettre le prisonnier dans une position désagréable (pour lire ou manger)….

Le 41-bis a été appliqué de manière tout à fait arbitraire pendant plus d’un an contre deux camarades, Andréa Scantamburlo et Alfredo Davanzo, militants du PC-p-m. Ce n’est que depuis quelques semaines, après une grève de la faim qu’ils sont en cellule « normale ». Le régime imposé aux autres camarades, est « l’indice élevé de vigilance » (EIV) qui comporte un grand nombre de restrictions et de censures, mais aussi l’assignation à résidence…. OUI, ceux qui donnent des leçons de démocratie et de droit de l’homme agissent eux-mêmes comme les bourreaux de Guantanamo, d’Abu Grahib ou d’Ankara…

 

Mais la mobilisation des Amis et des Familles, relayée internationalement par les comités et collectifs de soutien aux prisonniers politique, a permis de rompre le silence et de faire éclater la vérité à la figure de l’Etat italien.

 

L’ouverture de ce procès sans preuves, sans raison autre que la vengeance préventive et la justice préventive, se tiendra à partir du 27 mars 2008, devant la Première Cour d’Assises du Tribunal de Milan.

 

La mobilisation pour apporter notre solidarité aux camarades du procès se développe en Italie et en Europe : elle doit s’exprimer avec force et détermination.

Ce procès sera long, le calendrier des audiences est fixé jusqu’en juillet : - jeudi 27 mars : mercredi 9 avril : mardi 15 avril : mercredi 23 avril : mardi 29 avril : lundi 5 mai : lundi 12 mai : jeudi 15 mai :mardi 20 mai : mercredi 21 mai : lundi 26 mai : mercredi 28 mai : mardi 3 juin : jeudi 12 juin : vendredi 13 juin : mardi 17 juin : mercredi 25 juin : vendredi 27 juin : mercredi 2 juillet : mardi18 juillet : mercredi16 juillet : vendredi18 juillet

 
Les avocats des camarades ont mis comme préalable, le rapprochement des camarades et la sortie de l’isolement, pour que les conditions de la défense puissent respecter le droit d’être défendu… ce qu’ils ont obtenu partiellement à ce jour !

Le 27 mars à LILLE : 16H30

Soyons nombreux devant le Consulat d’Italie

2 Rue ISLY

 

Signataires : Comité « Libérez-les ! » ; Alliance Rouge et Noire ; CSB Lille ; Comité Solidarité / Liberté (B)

 

http://www.liberez-les.info/                        http://www.solidarite-liberte.info/

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Mardi 11 mars 2008

Communiqué de la Fédération 62

du Pôle de Renaissance Communiste en France

 

Légitimation populaire du PRCF dans le bassin minier

 

Le PRCF se félicite du reflux des forces de droite en France : même s’il ne faut se faire aucune illusion sur la volonté de lutte du PS et de ses satellites, ce revers de l’UMP signifie que les casseurs de France de Bruxelles, du MEDEF et de l’Elysée vont se heurter à de fortes résistances au printemps. Le PRCF sera à leurs côtés.

Dans le Pas-de-Calais, le PRCF confirme son implantation populaire : malgré les moyens sans précédent qui ont été mis, notamment à Lens, pour tenter de « tuer » les « gêneurs » du PRCF, malgré le manque d’argent de notre organisation, dénuée d’appareil politique permanent et reposant entièrement sur le dévouement militant, les listes soutenues ou présentées par le PRCF réalisent partout d’excellentes performances.

A Liévin, malgré le ralliement du PC officiel et de Lutte ouvrière à M. Kucheida, la liste dirigée par Jacques Lacaze obtient deux élus et sensiblement le même score qu’aux précédentes élections, où elle bénéficiait du soutien du PCF et de M. Breton. A Lens, la liste unitaire écologiste-communiste-républicaine présentée par le GEL (A. Saint-Arnoult) et par le PRCF (Dany Mismacque) arrive première à la gauche du PS devant le PCF et les Verts avec près de 13% ; elle se maintiendra au second tour avec l’espoir d’une percée historique de la vraie gauche au conseil municipal. Tout dépend notamment de l’attitude du PCF auquel est proposée, sur des bases d’opposition claires à la droite et à Delcourt, une fusion des listes. Qu’il soit clair en même temps que le PRCF ne s’approprie pas la remarquable avancée de « Lens à gauche pour un autre avenir » dont le succès appartient à tous ses colistiers ainsi qu’aux deux têtes de liste, Annie Saint-Arnoult (GEL) et Dany Mismacque (PRCF).

A Eleu, la liste ouvrière du PRCF emmenée par Jean-Claude Facquez dépasse les 20%, ce qui est remarquable pour une 1ère sortie publique.

A Bully-les-mines, la liste PRCF et républicains de Muguette Happiette obtient 11,04% et deux élus : implantation réussie puisque le PRCF n’existait pas aux précédentes élections et que le PCF (absorbé désormais sur la liste PS) apparaissait sur une liste d’union dirigée par le PS. Aux cantonales, avec très peu de moyens, Michel Facon dépasse les 5% pour sa 1ère sortie sous les couleurs franchement communistes.

La censure médiatique dont est l’objet le PRCF, tant au niveau national que de la part de France bleue nord et de FR3 n’en est que plus intenable et dérisoire. Elle sera désormais systématiquement dénoncée.

Le communisme qui préfère la lutte de classe à la lutte des places est de retour dans le bassin minier ouvrier. Plus que jamais le PRCF appelle toutes les forces politiques et syndicales anticapitalistes et antilibérales à se rencontrer et à passer sans attendre à l’offensive contre le fascisant régime Parisot-Barroso-Sarko. 

 

Georges Gastaud, secrétaire départemental

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Lundi 10 mars 2008

MOLP
MOUVEMENT OUVRIER DE LUTTES PROLETARIENNES

mouvementolp@hotmail.fr

 

LETTRE N° 22

La chute de la révolution socialiste d’URSS, qui fût et reste le seul véritable bloc antagonique au capitalisme, a créé une onde de choc que nous ressentons aujourd’hui. Tout démontre que la perte des perspectives socialistes d’un monde sans classe, agit comme un tsunami qui dévaste des années d’histoire sociale, mais aussi des années de combats collectifs, donc de conscience de classe. La nature actuelle des rapports politiques entre possesseurs des moyens de productions et d’échanges et ceux qui vendent leur force de travail pour survivre, a évolué de manière à ce que les premiers ont pris le pas sur les deuxièmes de manière subjectivement encore plus violente.

En effet, la nouvelle donne historique, est la possibilité et les moyens mis en œuvre par le capital pour noyauter et freiner la reprise en main du destin des classes populaires à reconstruire pour eux-mêmes et par eux mêmes, un monde sans classe. Un de ces moyens est la transformation des moyens de productions et d’échange : la mondialisation actuelle est en effet la continuité historique de la transformation de la société capitaliste d’avant la révolution russe de 1917. Nous en sommes donc à une remondialisation, avec tous les effets pervers qu’elle sous entend : délocalisations, intensification de la production, chômage de masse, remise en cause des droits acquis, guerres larvées ou ouvertes, concurrence exacerbée entre pays ou union de pays, modification des périmètres et des champs nationaux ou supra nationaux, fascisation des esprits…

Tout ceci nous amène mécaniquement à une désorientation politique qui conduit à des moments de colère et de violences extrêmes, dont les plus réactionnaires savent se servir pour mettre en place des régimes ultra sécuritaires.

Quand la désorientation politique est forte, que la boussole s’affole en tournoyant sur elle-même, la position de classe des organisations doit être claire et avec des perspectives. Mais ceux qui s’annoncent avec beaucoup de prétention, comme des remparts ou des fronts de résistance à la complète domination du capital et de son idéologie, ne remplissent pas la tâche qui devrait être la priorité : la création de l’unité entres elles et pour elles, pour n’en faire plus qu’une.

Mais elles (les organisations) font fi de cette priorité absolue. Il faudra un jour leur dire en face, quitte à exploser ou imploser ces mouvements qui ne font que pour eux-mêmes, dans un contour de corporatisme politicien. Elles le font pour continuer à exister, pour survivre en se berçant dans la plus profonde des illusions, et toujours sur la base d’un dogmatisme qui en fait, nuit aux masses les plus avancées et aux éléments les plus politiquement actifs. C’est une forme de traitrise à la classe qui, soyons lucides, se méfie légitimement et ne se reconnaît nulle part parmi elles.

Le MOLP n’a pas vocation à la langue de bois, ni d’ailleurs à avoir une langue de vipère, mais là encore, soyons lucides, les derniers événements électoraux démontrent les collusions politiciennes entre les organisations marxisées et les partis bourgeois ou embourgeoisés. Et pour battre l’ennemi au pouvoir, de nouvelles alliances, de nouveaux appels vont surgir ici et là, ce qui va à l’encontre des intérêts de classe des masses et les désoriente encore plus. La seule entorse à ce principe peut apparaître quand le parti fasciste est une menace, et même à Hénin-Beaumont dans le Pas de Calais, il n’y a aucun danger qu’il soit majoritaire, mais il est quand même important de l’affaiblir.

Pas d’alliance politicienne avec la social-démocratie, pas de pacte avec ceux qui ont rompus avec les valeurs prolétariennes et internationalistes, pas de voix pour ceux qui ont signés un chèque en blanc lors du congrès de Versailles…

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Lundi 4 février 2008

Le MOLP s'associe pleinement
à cette déclaration du PCOF

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COMMUNIQUE

 

Que cesse l’ingérence française au Tchad !

 

Une fois encore, les autorités françaises et les 1450 hommes du dispositif «épervier» tiennent à bout de bras le dictateur tchadien, Idriss Déby.

Il faut du culot pour prétendre, comme l’a fait le ministre de la défense, que «la France est neutre» dans cette nouvelle guerre. En 2006, ce sont les bombardements des avions français, déployés au Tchad, qui avaient évité que le régime de Déby ne soit renversé. Aujourd’hui, les mirages ont été «mis à l’abri», dans un pays voisin, ce qui ne veut pas dire que les militaires français restent inactifs. Par leur seule présence, ils continuent à protéger un régime qui ne se maintient que par la force. Demain, on apprendra peut être que des militaires français ont participé activement aux combats qui font de très nombreuses victimes civiles.

Une nouvelle page noire de la Françafrique est en train de s’écrire.

Contrairement à ce que prétendent les autorités françaises, cette politique néocoloniale faite de soutien aux régimes réactionnaires qui acceptent, en échange, de brader les richesses de leur pays, n'est pas terminée ! Il se peut que Sarkozy finisse par lâcher Déby, mais l’impérialisme français ne veut pas lâcher le Tchad, un pays clé de son dispositif militaire en Afrique.

 

Que va défendre l'Eufor ?

 

C’est au Tchad et en Centrafrique que Sarkozy-Kouchner veulent déployer une force militaire européenne forte de 3700 hommes, impliquant directement quatorze pays. «Cette opération est une excellente manifestation de la défense européenne que l’on doit bâtir. Et personne n’a refusé d’apporter sa contribution financière. Au contraire, les efforts consentis ont dépassé nos prévisions» se félicitait Kouchner devant les députés. Mais que va «défendre» cette force européenne ?

Officiellement, il s’agit de protéger les «réfugiés et les déplacés» des deux pays. Mais comment ne pas y voir une ingérence militaire et politique destinée à affirmer la présence de l’UE dans une région stratégique, devenue le terrain de la lutte d’influence entre l’Europe, les USA et la Chine, sur fond de contrôle des ressources pétrolières, notamment celles de Doba et celles, encore inexploitées (uranium).

La défense des «intérêts vitaux» de l’UE est une des tâches assignée à la défense européenne dans le traité de Lisbonne. Cela signifie que les puissances impérialistes européennes entendent faire participer l’ensemble des pays de l’UE dans la défense de leurs intérêts, promus intérêts vitaux de l’UE.

 

Avec le peuple tchadien, nous disons : troupes françaises, hors du Tchad !

Avec les peuples d’Afrique, nous disons : troupes françaises, hors d'Afrique !

Démantèlement des bases françaises !

Et avec les peuples d’Europe qui ne veulent pas d’une politique d’intervention militaire, nous disons : non à l’Eufor !

La Françafrique a trop duré, avec les peuples d’Afrique, solidarité !

 

Paris, 3 février 2008

PARTI COMMUNISTE DES OUVRIERS DE FRANCE

www : pcof@pcof.net

adresse nationale :

15 cité Popincourt – 75011 PARIS

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Lundi 4 février 2008

Le 23 février, un rassemblement est organisé à l’initiative de divers collectifs et comités internationaux, devant les grilles de la prison d’Ensisheim.

Il s’agit d’apporter la solidarité et le soutien complet à Georges CIPRIANI, l’un des 2 membres d’Action Directe encore en prison "à temps plein".

Le camarade Cipriani, prolétaire engagé dans la lutte politico-militaire les années 70-80, est aujourd’hui âgé de 58 ans, il est emprisonné depuis 1987, il est libérable depuis 2005, et en décembre 2007, il a déposé une demande de libération.

Il n’y a aucun motif, aucun argument pour que cette liberté lui soit refusée, aucun autre motif que la vengeance d’Etat… peut être.

Peut être, car les récentes nouvelles dispositions de la loi Dati, peuvent compromettre sa liberté.

Peut être, car cette vengeance de l’Etat français à la botte de l’impérialisme et du sionisme, fait que Georges Ibrahim Abdallah est dans sa 24ème année de prison. Arrêté en 1984, libérable depuis 1999, sa 7éme demande de libération a été examinée le 31 janvier et le sera à nouveau le 17 avril.

Voilà pourquoi les militants attachés à cette juste cause, appellent les progressistes, les communistes, les combattants et les résistants à être très nombreux comme ils le furent pendant des mois à Lannemezan et à Bapaume.

Soutenir Georges Cipriani, c’est aussi soutenir toutes et tous les prisonniers politiques opposés au capital et à ses armes de guerre, l’impérialisme, le sionisme et le colonialisme.

Tous à ENSISHEIM LE 23 FEVRIER A 15H00

 

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Mardi 2 octobre 2007

MOLP
MOUVEMENT OUVRIER DE LUTTES PROLETARIENNES

mouvementolp@hotmail.fr

http://m-olp.over-blog.com/

 

 

LETTRE N° 22

 

Sortir de la torpeur ! 

Le MOLP s’interroge si les mouvements communistes en France (qui ne sont en fait que des cercles communistes) ont la capacité et la volonté de surmonter leur sectarisme pour la construction/reconstruction/renaissance… d’une force en capable de s’adresser normalement, c'est-à-dire sans dogmatisme affiché, aux masses populaires et ouvrières.

Un appel par ci, un tract par là, un débat, une position, un bulletin, une fête… tout est bon pour amener à soi « des gens », ne serait ce qu’un moment, certains diraient « le temps de la photo qui ornera les pages du journal du mouvement X ou Y ».

Ils ont lu Marx, puis Lénine, puis Staline, puis Mao et Guevara, ils ont étudié comme des chiens savants. Mais que reste t’il  de ces lectures, quels apports scientifiques si ce n’est la critique, certes juste de Trotski, de Kautsky ou autres bandits traitres du moment ou locaux.

Certes il ne faut pas être nihiliste, et gommer des années d’histoire, mais le communisme c’est le présent qui crée l’avenir, c’est le matérialiste historique, c’est l’étude théorique du mouvement pour mettre en pratique la lutte dans les masses pour faire face à l’extrémisme imposé par le capital.

Le communisme, c’est être dans les masses en les dépassant d’un petit pas voire d’un petit demi pas.

Le communisme, c’est créer les conditions de l’émancipation politique antagonique à l’actuelle classe sociale dominante, celles qui entraîneront les masses au passage de la classe en soi à la classe pour soi, qui mène à la révolution socialiste.  

Le capital français, un des axes du capital européen en pleine création impérialiste, a choisi Sarkozy pour le représenter. Son slogan de campagne : « ensemble tout est possible ! » auquel il eût fallu répondre sans cacophonie de slogans indigestes par celui lancé par Ernesto Guevara : « ensemble, exigeons l’impossible ! »

« Ensemble, exigeons l’impossible »  sur la base des revendications populaires (différentes de celles des classes moyennes): pour l’augmentation des salaires sans augmentation des horaires de travail ; pour des emplois stables pour tous selon ses capacités physiques, et sans contrat précaire ; pour l’amélioration optimale des conditions de travail ; pour l’interdiction des licenciements et des délocalisations ; pour des services publics d’Etat et des factures indexées sur la base des revenus ; pour une retraite pleine et entière à 55 ans ; pour une défiscalisation des denrées alimentaires ; pour l’interdiction du travail de nuit et du samedi et dimanche dans l’industrie de production et le tertiaire ; pour une éducation nationale et un service de santé exclusivement publics et entièrement gratuits et accessibles à tous ;  pour la gratuité des transports publics ; pour un contrôle politique publique des média ; pour l’appropriation sans indemnisation des immeubles vides et des terrains laissés à l’abandon ; pour la taxation des capitaux et des revenus boursiers par un contrôle financier strict, et disponible par tous; pour l’interdiction du sport professionnel ; pour l’accès gratuit à la culture ; pour la régularisation de tous les sans-papiers ; pour la sortie de la France de la communauté européenne, de l’espace Schengen et de l’Alliance Atlantique ; pour la sortie du FMI et de la Banque Mondiale ; pour l’interdiction des partis fascistes, racistes et xénophobes ; pour la mixité ; pour une politique étrangère basée sur la solidarité internationaliste avec les peuples ; pour la suppression des régions et de la régionalisation ; pour la reconnaissance des diversités linguistiques et culturelles; pour une redistribution des terres cultivables sur la base de dossiers et des capacités, assortie d’un plan quinquennal pour l’agriculture et l’élevage ; pour des moratoires ouverts à tous, sur le nucléaire, sur les OGM, sur les productions industrielles polluantes, sur les forces de dissuasion militaires, sur le rôle des forces policières et militaires, sur les transports et les moyens de communication, sur les média, sur la lutte contre les pollutions ; pour une nouvelle constitution basée sur les besoins du peuple travailleur et non ceux du capital et dans lequel les droits au et du travail seraient inscrits et inviolables… et la liste est encore longue…

Il y a quelques jours, Fillon annonçait « la faillite de la France », et ce, quelques jours après le « c’est la guerre Monsieur » de Kouchner. Des erreurs ? Pas du tout, car leurs déclarations s’inscrivent dans le plan stratégique du gouvernement aux ordres des multinationales. Elles ont, comme les innombrables sondages d’opinion, le but de semer la confusion en vue des réformes complètes engagées contre les droits et les acquis du monde du travail. Les média bien aux ordres de leurs donneurs d’ordres des multinationales, arrosent, parfois au goutte à goutte, parfois intensivement, toutes ces déclarations (et sondages) qui restent sans réponse de masse des mouvements politiques communistes… un tract par ci, un tract par là…une déclaration…pour rappeler qu’elles existent.

Le MOLP ne vise personne, mais constate les incapacités à sonner la charge pour se mettre en ordre de bataille. Cette incapacité à unir les forces autour d’un programme basé sur les besoins urgents, c'est-à-dire les revendications populaires, pour simplement faire lutter les masses. Pour qu’elles poussent les organisations syndicales amorphes, celles qui sont corrompues à se dévoiler dans leur accompagnement du capital, celles les plus proches des masses populaires pour qu’elles emmènent les travailleurs dans la lutte : pour établir un rapport de force classe contre classe.

Le MOLP agit dans l’ombre et travaille comme une vieille taupe, dans le syndicat, dans les associations, dans les collectifs… pour ne pas marcher ni empiéter sur les mouvements communistes qui ont la capacité, mais faut il encore agir dans le bon sens et en avoir la réelle volonté, de remettre le mouvement communiste sur les rails. Si les mouvements attendent la LCR ou le PCF, LO ou le PT… le PS… pour agir en contre proposition ou en alternative, pauvres travailleurs !

Le risque, mais est-ce un risque ou une finalité face à l’inaction politique, c’est aussi la réapparition des mouvements révolutionnaires radicaux, comme c’est actuellement le cas en Italie. Depuis quelques années, face à la faillite des mouvements révolutionnaires institutionnalisés (non clandestin) et des syndicats, des communistes, issus des bases syndicales de combat des industries de la métallurgie, de l’automobile, de la chimie, du bâtiment et du mouvement social-associatif, ont repris le chemin de la lutte politico-militaire comme dans les années 70-80. L’Etat italien a certes frappé par de nombreuses arrestations mais le gisement de militants ne se tarie pas ; la corruption et l’accompagnement des « institutionnels » renforcent chaque mois la détermination de l’avant-garde qui s’organise dans la clandestinité et la lutte armée. Dans certaines usines, des militants syndicaux ont été arrêtés pour les faits précités, les syndicats les ont exclu dans les jours qui suivaient en dénonçant les actions menées, mais sous la pression des ouvriers, face à leur colère, aux tags antisyndicaux violents, et à des renvois de cartes syndicales par milliers, les syndicats et surtout la CGIL a du reconnaître son erreur et a du mettre un bémol à son intervention.

Mais le MOLP n’est pas un mouvement clandestin, même s’il est à ce jour peu connu et n’a pas la visibilité politique des masses. Ainsi, ses membres, dont l’unité idéologique a été une grande priorité, et après une multitude de discussions et d’analyses dialectiques de la situation, a décidé de se donner jusqu’à la fin de l’année pour apparaître au grand jour en tant que structure communiste organisée.

Notre travail politique : sera alors basé sur notre implantation et implication politique dans la classe ouvrière, le prolétariat et dans les quartiers populaires.

Notre objectif à 2 ans : amener à la lutte, la « bolchéviser » et rendre visibles les revendications prioritaires des masses les plus exploitées et les plus précarisées.

Nos moyens pour y parvenir : l’analyse de la situation des masses ouvrières et prolétariennes, reliée à l’analyse précise des nouveaux modes de productions industrielles afin de donner aux syndicats de lutte, toutes les informations précises qui  permettent aux masses ouvrières de lutte, c'est-à-dire faire lutter la classe sur ses propres revendications dans un territoire donné.

Voilà notre « Que faire ? »

 

Le MOLP                           

Paris le 30 septembre 2007.

par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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