Mercredi 31 décembre 2008

Lutte de classe prolétarienne et conscience de classe prolétarienne.

L'unification (l'unification comme processus) de la masse prolétarienne, de l'avant-garde prolétarienne et du parti révolutionnaire est conditionnée par le passage de la lutte de classe élémentaire à la lutte de classe révolutionnaire, ou plus exactement : à la révolution prolétarienne, et par les répercussions de cette transformation sur la conscience de classe des masses salariées.

La lutte de classe existe depuis des millénaires, sans que les personnes impliquées aient saisi ce qu'elles faisaient. Des luttes de classe prolétariennes ont été menées bien avant qu'existe un mouvement socialiste, et à plus forte raison le socialisme scientifique.

La lutte des classes élémentaire - grèves, arrêts de travail pour des revendications salariales, réductions du temps de travail ou d'autres améliorations des conditions de travail - a donné naissance à l'organisation élémentaire de classe (les caisses de solidarité, forme initiale des syndicats), même si ces formes organisationnelles restaient provisoires et limitées dans le temps. La lutte de classe élémentaire, l'organisation élémentaire de la classe et la conscience élémentaire de la classe sont donc le produit immédiat de l'action, et seule l'expérience retirée de cette action peut former et promouvoir la conscience. C'est une loi de l'histoire que les larges masses ne peuvent modifier leur conscience que par l'action. Mais même dans sa forme la plus élémentaire, la lutte de classe spontanée des salariés laisse une trace dans le mode de production capitaliste : la conscience se condense, se concrétise dans l'organisation continue.

L'activité de la plupart des travailleurs se limite à la lutte (la majorité des travailleurs n'est active qu'en cours de lutte) ; celle-ci achevée ils se retirent tôt ou tard dans la vie privée (c'est-à-dire dans la lutte quotidienne pour la vie " um das Dasein "). L'avant-garde se distingue des majorités en ceci qu'elle n'abandonne pas même entre deux points culminants de la lutte active, le terrain de la lutte des classes, et qu'elle continue en quelque sorte la " lutte avec d'autres moyens ". Elle essaie de consolider les caisses de résistance apparues pendant la lutte en fonds de grève durables, c'est-à-dire en syndicats.

Elle s'efforce de cristalliser et de renforcer la conscience de classe élémentaire née dans le conflit, en éditant un journal ouvrier et en organisant des cercles de formation ouvrière. Elle constitue de ce fait le moment de continuité face à l'action de masses nécessairement discontinue, le moment de la conscience face au mouvement de masse qui est en soi spontané. C'est bien moins la théorie, la science, la compréhension idéelle de la totalité de la société que l'expérience pratique qui presse les travailleurs avancés sur la voie de l'organisation continue et accroît la conscience de classe.

C'est parce que la lutte a montré que la dissolution des caisses de résistance après chaque grève nuit à l'efficacité de la grève et endommage la caisse, que l'on tente de passer au fond de grève durable. C'est parce que l'expérience montre qu'un tract occasionnel a moins d'effet qu'un journal (19), qui paraît d'une manière ininterrompue, que l'on fonde la presse ouvrière. Une conscience enracinée dans l'expérience immédiate de la lutte est une conscience empirico-pragmatique, qui, évidemment, peut féconder l'action, mais qui reste nécessairement en deçà de la connaissance théorique.

L'organisation révolutionnaire d'avant-garde ne peut consolider cette connaissance qu'à condition de chercher de son côté la liaison avec la pratique de la lutte de classes, c'est-à-dire de soumettre la théorie à la dure épreuve de la confirmation pratique. Du point de vue du marxisme dans sa pleine maturité - de Marx lui-même autant que Lénine - une théorie " vraie " coupée de la pratique, est aussi aberrante qu'une "pratique révolutionnaire " qui n'est pas soutenue par la théorie scientifique. Ce constat ne réduit évidemment pas l'importance et la nécessité de la production théorique ; il souligne seulement le fait que les masses salariées et les individus révolutionnaires ne peuvent réaliser l'unité entre théorie et pratique qu'à partir de points de départs différents et selon une dynamique différenciée.

Ce schéma formel révèle une série de conclusions au sujet de la dynamique de la conscience de classe, conclusions qui étaient déjà contenues dans l'analyse précédente, mais qui peuvent être saisies maintenant à leur place et dans leur portée réelles. Il est relativement difficile de susciter l'action collective des travailleurs avancés (des " dirigeants naturels " de la classe ouvrière dans l'entreprise) précisément parce que son déclenchement ne dépend ni de la simple conviction (comme pour les noyaux révolutionnaires) ni de la pure explosivité spontanée (comme pour les larges masses).

L'expérience pratique de la lutte, qui est la motivation essentielle de l'action des travailleurs avancés, les retient justement de s'engager dans de grandes actions. Ils ont assimilé les enseignements des actions antérieures et savent que l'activité ponctuelle ne suffit nullement pour atteindre le but ; ils se font peu d'illusions sur la force de l'adversaire (sans parler de sa " générosité ") et sur la durée du mouvement de masse. C'est précisément là, la plus grande " tentation " de l'économisme.

Résumons : 1) La construction du parti révolutionnaire signifie la fusion de la conscience des noyaux révolutionnaires avec celles des travailleurs avancés. 2) Le mûrissement d'une situation pré-révolutionnaire (potentiellement révolutionnaire)   s'opère dans la convergence croissante de l'action des larges masses avec l'action des travailleurs avancés. 3) Une situation révolutionnaire - c'est-à-dire la possibilité de la prise du pouvoir révolutionnaire - se réalise lorsque s'achève la fusion aussi bien entre les actions de l'avant-garde révolutionnaire et celles des masses, qu'entre la conscience révolutionnaire et celle de l'avant-garde ouvrière.

Les larges masses ne s'engagent dans la lutte de classe, dont l'origine fondamentale remonte aux contradictions du mode de production capitaliste, que sur des " questions vitales " immédiates. Ceci vaut pour toute action de masse, même politique. Le problème de la transcroissance de la lutte de classe en lutte révolutionnaire est donc conditionné non seulement quantitativement mais également qualitativement. Sa solution présuppose un nombre suffisamment élevé de travailleurs avancés capables de mobiliser les masses sur des objectifs qui mettent en cause la perpétuation de la société bourgeoise et du mode de production capitaliste. On voit ici l'importance centrale des revendications transitoires, le rôle stratégique que jouent les ouvriers qui savent déjà, par toute leur expérience, propager ces revendications et le poids historique de l'organisation révolutionnaire qui seule est capable d'élaborer un programme global de revendications transitoires, qui corresponde à la fois aux conditions historiques objectives, et aux besoins subjectifs des masses. Une révolution prolétarienne victorieuse n'est possible qu'à condition de réussir à relier tous ces facteurs.

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 décembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes 

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/

 

Lettre n° 40

 

On dit que l’histoire ne se répète jamais deux fois de la même manière, c’est le principe du matérialisme historique.

 

Toutefois, Israël, état illégal, vient de s’engager vers la voie d’un déclenchement d’une 3ème guerre mondiale. Le dogme sioniste qui s’appuie sur la relation fusionnelle entre capital et religion, est prêt à sacrifier des millions d’êtres humains pour sauver l’économie capitaliste mondiale qui subit sa pire crise systémique depuis sa création au 19ème siècle.

 

Le sionisme agit de la même manière qu’il a agit dans les années 1930-1940, en sacrifiant une grande partie des populations d’Europe de confession juive, afin de servir les intérêts du grand capital contre les Etats bolchéviques d’URSS.

 

Les intérêts sionistes qui viennent de prendre une grande claque avec l’effondrement boursier, doivent pour se refaire parce qu’ils sont les principaux responsables, et ainsi refaire leurs alliés du grand capital, ils n’ont pas d’autres solutions que la guerre totale et la reconstruction d’une économie de guerre.

 

L’attaque de Gaza, sa ghettoïsation, la haine du Hamas, qui rappelons le a été élu démocratiquement par le Peuple palestinien, le refus de reconnaître les droits de la diaspora exilée depuis 60 ans, les sentences à vie contre les dirigeants du FPLP, le maintien en prison de Georges Ibrahim Abdallah, les alliances avec les Etats-Unis et maintenant l’Union Européenne, démontrent que les impérialismes les plus puissants de la planète sont les maîtres d’Israël. Ils cherchent un prétexte au déclenchement de la guerre, d’une part avec l’Iran et la Syrie, de l’autre avec la Chine et la Russie.

 

Les peuples conscients du danger se mobilisent dans le monde entier, et alors que la situation est très grave, la presse audiovisuelle et écrite, ne fait de cette situation d’une approche quasiment anecdotique.  L’Omerta est totale sur les véritable conditions d’épouvante que subit le Peuple de Gaza, 1,5 millions de personnes sur une bande de terre de 45 x 10 kms, bombardées, tuées, massacrées, affamées par les armes les plus technologiques du monde.

 

Si Tsahal entre dans Gaza par voie terrestre, que la résistance soutenue par des milliers de volontaires, lui inflige des victimes par centaines voire par milliers, l’Etat illégal sioniste emploiera t-il son arme fatale, la bombe atomique ? La question est posée, la question est réelle !

 

Voilà une autre raison de multiplier les manifestations, de les amplifier, car peut être qu’actuellement se jour le sort de milliards d’êtres humains.

 

Manifestions, imposons la paix, imposons le retrait des forces sionistes d’occupation des territoires palestiniens, imposons l’ouverture des frontières, imposons le retour de la diaspora palestinienne sur sa terre natale ou de cœur, imposons la fourniture immédiate d’une aide humanitaire et  médicale d’urgence !

 

Seule la force des peuples en luttes contre les agressions impérialistes et colonialistes, barbares et sanguinaires, font reculer les puissants aux pieds d’argile de la planète.

 

De Gaza à Donostia, de Dublin à Oxaca, soutenons les peuples en lutte pour leur libération nationale du joug colonialiste, impérialiste et capital-sioniste.

 

Gaza la Résistante, sera le Stalingrad des sionistes et de leurs complices !

 

De Gaza à Donostia, de Dublin à Oxaca, un, deux, trois Vietnam !

 

 

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 27 décembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes 

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/

 

Lettre n° 39

 

 

Contribution politique du MOLP pour l’année 2009.

 

La participation aux milliers de luttes en 2008, avec la créativité et les avis de milliers de camarades, des hommes, des femmes et des jeunes, avec des expériences différentes, avec des origines sociales différentes, a démontré que 2009 peut être l’année d’un retour à la victoire pour de nouveaux droits et de nouveaux acquis.

 

La manière démocratique du processus pour gagner sur les revendications, mais aussi sur l'orientation et les objectifs de l'action, a démontré que la force collective et l'intelligence de nos combats ne sont pas coup d’épée dans l’eau.

 

Ceux qui ne vivent que par les média, en s’appuyant sur les divergences et les désaccords qu'ils alimentent pour continuer leur traitrise, n’ont pu être que déçus parce qu'il n'y a pas « d'horloge ni de poignard », pas de « coulisses des négociations », pas de satyrisme ni de lyrisme… mais une grande convergence dans les analyses.

 

Comparer la profondeur de nos travaux en 2008, liés avec la connaissance de la réalité quotidiennes, comparer les propositions et le projet qui nous animent et ensuite vous pourrez faire votre jugement.

 

Peut-être que la reconstruction du parti de masse passe un projet de propositions claires. Il y a donc nécessité de discuter et réfléchir avec d'autres camarades sur ce qui serait le mieux pour le Parti, pour les travailleurs, pour les personnes vivant ici mais aussi sur nos rapports internationalistes.

 

Le fonctionnement d’une telle instance de reconstruction passe par l'écoute, et ce avant tout discours, qui doit être simple et dans le respect collectif des idées et de l'individu.

 

Il s'agit d'une marque de distinction sans ambiguïté à gauche, un mot qui pour les idéalistes communistes est impropre mais qui est juste dans la conscience des masses. Nous ne sommes dans cette phase de reconstruction d’un parti de masse, ni pour écouter des dirigeants ou candidats à des postes de direction, ni pour apporter notre soutien (ou non) à des postes de direction, car les reconstructeurs ont des tâches plus nobles et plus dignes à effectuer.

 

Ces tâches sont les fruits de la lutte, les fruits de notre travail politique, les fruits de la force d'un idéal, le socialisme. Voilà pourquoi les débats d’opinions et les contributions, la participation de militants et de leur militantisme seront la base du succès de la reconstruction d’un parti qui sera en capacité de prendre le pouvoir aux capitalistes.

 

Parce que nous sommes des militants avec diverses responsabilités et non pas des militants de diverses catégories, nous avons à donner de la voix à ceux qui ne sont pas visibles mais qui accomplissent la plupart des tâches de terrain.

 

Cette tâche de reconstruction, ces tâches collectives, tant idéologiques que pratiques, sont faites pour défendre la partie la plus adeptes, la plus résistante, la plus combattive, et la mettre dans les conditions de lutter pour elle-même, pour la prise à terme du pouvoir, cette partie, c’est la Classe Ouvrière.

 

En général, ce sont les prétendus cadres qui veulent s’imposer dans la direction du parti ou de la partie citée : mais l’histoire récente démontre que c’est une erreur.

 

Ainsi notre responsabilité est de réaffirmer que la reconstruction d’un parti de masse, d’un Parti communiste digne et combattif, ne se limite pas à des noms mais à des faits, à des tâches, à des analyses, à des slogans, à des pratiques de masse par l’agitation politique, à une propagande en lien avec les masses, les syndicats, les associations : les communistes sont humbles et travailleurs, pas égocentriques ni au dessus des masses. Les intellectuels communistes sont au service des masses, pas l’inverse comme c’est actuellement le cas.

 

Le renforcement de cette dynamique de reconstruction passe par des chemins différents mais avec des orientations collectives pour atteindre l’objectif. Mais pourtant depuis des années nous avons fait des erreurs en établissant des barrières, et en s’enfermant dans des problèmes internes et idéologiques. La guerre sectaire des chefs a été depuis des années contre les intérêts des travailleurs, du peuple et du pays.

Les pratiques sectaires ont servi de boucliers aux capitalistes.

 

Le MOLP a analysé et réaffirme sa disponibilité pour les luttes, il présente ici d'autres propositions et souligne la nécessité de rompre avec les pratiques qui empêchent la véritable offensive contre cette politique qui inflige d'énormes injustices et des inégalités sociales croissantes.

 

Nous avons la très forte conviction et l’idée que les travailleurs ne sont pas voués à cette situation de dégradation et de paupérisation, à cet état de fait du aux « banksters » financiers et industriels du grand capital.

 

Il y a pas deux chemins: soit on accepte la poursuite de cette politique de destruction et d’exploitation, soit on apporte les changements nécessaires.

 

Il est vrai de constater que le mécontentement grandit, et que la base sociale sur laquelle l’opposition politique démocratique et institutionnelle pour faire face au  gouvernement actuel, est en diminution de confiance vis-à-vis de cette opposition de pacotille. Ce qui démontre la nécessité d'une rupture complète pour mettre en action une nouvelle politique capable de s'attaquer aux problèmes du pays, même si tout ceci est encore loin d'être claire.

 

Nous ne faisons pas que critiquer mais il est curieux que certains ne peuvent pas accepter une critique comme s’ils étaient au-dessus de toute critique, mais ils sont toujours prêts à critiquer d’autres partis ou mouvements reconstructeurs.

 

Donc la 1ère question qui est posée est celle de la réhabilitation de l’ancien ou de la retouche du nouveau, et la 2ème est : sont-ils vraiment prêts à parler de rupture avec ces politiques néfastes au Peuple ? 

 

Une rupture complète avec la politique actuelle se fera par le biais des luttes ouvrières, par la lutte des travailleurs, des intellectuels, des jeunes, des femmes, des retraités, et même des classes moyennes,  c'est-à-dire de tous les citoyens, patriotes et démocrates qui sont en difficulté par l'avenir de leur pays et de la démocratie.

 

Elles doivent être fondées sur leurs problèmes concrets, sur les revendications et les droits légitimes, tout ce qui converge vers un programme  social doit devenir une opposition politique au capital. Une bolchévisation de la politique qui soutient la force qui porte en elle un programme révolutionnaire, la classe ouvrière. C’est la perspective révolutionnaire du passage de la classe en soi à la classe pour soi.

 

Nous serons au pouvoir lorsque le Peuple le souhaitera, pour cela nous devons le souhaiter nous-mêmes, c'est-à-dire passer de l’opposition statique et fractionnée à la volonté de prise du pouvoir.

 

Et ce jour-là, nous allons exercer le pouvoir sur la base d'une politique socialiste de la vérité et d’engagement inébranlable dans l'intérêt des droits et les aspirations des travailleurs et du peuple à la liberté, à la démocratie, à la paix et à l'indépendance nationale vis-à-vis des impérialismes.

 

C'est la raison d'être de notre nature, de notre attitude, de notre lutte et de notre existence même.

 

Nous devons faire nos preuves et montrer que oui, un changement est possible, et la résistance actuelle des travailleurs est déjà une victoire, mais la résistance doit être prolongée et amplifiée pour mettre les masses en situations d’offensive généralisée.

 

Les combats à mener seront difficiles pour défendre les droits individuels et collectifs, contre le chômage et la précarité, pour de meilleurs salaires et conditions de travail, pour plus de dignité, pour de meilleures pensions de retraite, pour une meilleure protection de santé, pour une éducation nationale ouverte et laïque, pour renforcer les services publics … pour une sécurité sociale universelle.

 

Une Education démocratique, ouverte et gratuite est possible si elle est orientée vers l'éducation générale des individus, plutôt que de les conditionner comme des marchandises en conformité avec les intérêts du capital.

 

Un Service national de santé ouvert et gratuit est possible, s’il est antagonique au monde des affaires et des bénéfices.

 

Comme il est possible de défendre notre appareil de production nationale, d'encourager le marché intérieur, et de soutenir notre industrie, notre agriculture et notre pêche, nos petits commerces… et de mettre un terme à la libéralisation et de la privatisation  armes de guerre de l'économie « casino ».

 

Comme il est possible de mettre un terme à la domination du pouvoir économique sur le pouvoir politique.

 

Comme il est possible de récupérer notre souveraineté économique et de préserver l'indépendance nationale, en éliminant le néo-libéralisme, le monétarisme, le fédéralisme de l'Europe… pour mettre en place l'égalité des nations,  des travailleurs et des peuples du monde, d'avoir un pays qui défend la paix et la coopération avec tous les peuples et leurs pays.

 

Mais cela ne peut être possible que si nous mettons fin aux politiques de divisions qui ont été menées depuis des décennies, que si nous mettons fin à nos querelles intestines, que si nous mettons fin au sectarisme, c’est contre ces maladies qu’il faut lutter pour concrétiser le projet qui est toujours inscrit dans nos vies militantes : mettre en place le socialisme dans chacun de nos pays !


Le MOLP

Fait à Paris le 26 décembre 2008.

 

 

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 21 décembre 2008

Visitez http://www.liberez-les.info/

 

----

Extrait du journal GARA du 21 décembre

Traduit pas Libérez-les !

 

« L'avocat d'office en est arrivé à demander « le corpus habeas » en voyant l'état des derniers prisonniers »

 

Le juge Ismael Brun a envoyé hier en prison, Arkaitz Landaberea et Julen Etxaniz, tandis qu'il laissait en liberté June Vilarrubia.

June a qualifié d'«enfer » authentique les journées ou elle est restée dans des mains de la Garde Civile.

 

Sur la situation des deux autres emprisonnées il n'y avait pas de nouvelles à cette heure, mais l'avocat d'office, qui a constaté leur mauvais état de santé, en est arrivé à demander « le corpus habeas »

 

June Vilarrubia, arrêtée mardi par la Garde Civile avec Julen Etxaniz, Arkaitz Landaberea et Saioa Urbistazu, a donné un nouveau témoignage des tortures infligées par les forces de sécurité espagnoles.

Ce magistrat a décrété, toutefois, qu’ils resteront en prison. Il accuse Landaberea et d'Etxaniz, « d’appartenance à bande armée ». Urbistazu a été, elle, remise jeudi en liberté et sans charge.

 

« Cinq jours d'enfer » c'est ce qu’à subit June par ceux qui l’ont arrêtés, mais elle est restée en liberté après avoir déclaré ces éléments devant le juge de l'Audition Nationale Ismael Brun.

 

Dans une déclaration du mouvement pro amnistie, June Vilarrubia a indiqué que pendant le temps où elle est restée isolée, les gardes civils lui ont fait « la bourse » (sac plastique sur la tête) à de maintes, et qu’elle s’est évanouie plusieurs fois pendant la  pratique de la torture.

 

De même, les gardes civils qui l’ont maintenu captive pendant les deux premiers jours l'ont complètement dévêtu et pratiqué des attouchements sur ses seins et ailleurs.

La jeune citoyenne basque a aussi expliqué qu'ils l’ont tiré d’un côté à l’autre d’une pièce par les cheveux.

 

« Tu vais verser ton sang ! »

 

June Vilarrubia a aussi expliqué que les gardes civils qui l'interrogeaient lui ont demandés si elle était en période de menstruation, comme elle a répondu négativement, et ils lui ont répondu « Pas grave, puisque tu vas verser ton sang ».

 

Comme elle l’explique aussi dans la déclaration du mouvement pro amnistie, pendant ces cinq jours dans cette cellule de détention de l'institut militaire, la jeune basque a subit beaucoup  de longs interrogatoires non officielles, non pas dans une salle du commissariat mais dans une des cellules du sous sol.

 

Nous n’avons à cette heure, aucune information sur le sort réservé à Landaberea et Etxaniz, emprisonnés sur ordre du Juge Moreno.

 

Toutefois le mouvement pro amnistie a pu savoir par l'avocat d'office qui leur a été assignés, que les deux jeunes basques emprisonnés se trouvaient dans un très mauvais état, à un tel point qu’il a demandé l’application  du corpus habeas (visite d’un médecin extérieure... qui une personne de confiance nommée par la famille), une telle demande faite par un avocat commis d’office est exceptionnelle.

 

Il rend compte que lors de sa visite à Landaberea, ce dernier tremblait. L'avocat des prisonniers a aussi sollicité l'application de ce qui est appelé « règles du Juge Garzon» (protocole contre la torture), mais le juge Moreno n’a pas répondu à cette demande. (Ce qui est un aveu de sa complicité avec la police et ses pratiques de la torture)

 

Selon des données apportées cette semaine, et avant même de connaître le témoignage des derniers prisonniers de la Garde Civil, 26 témoignages de tortures ont été quantifiés depuis la fin d'août, ce qui fait qu’un basque est torturé tous les quatre jours.

 

Depuis le début de l’année 2008, 60 témoignages ont apporté la preuve des tortures qui ont été infligées par la Garde Civile contre des citoyens basques.

 

Le juge accuse, dans son plaidoyer, les deux jeunes d’avoir recueilli depuis 2006 des informations sur des objectifs possibles d'ETA, principalement sur des membres des Forces de Sécurité de l'État, mais aussi sur des élus du PP et du PSE, ainsi que sur plusieurs commissariats de l'Ertzaintza (police basque au service de l’Espagne), mais aussi sur des entreprises, infrastructures judiciaires et autres bâtiments officiels situés en Gipuzkoa (province basque du Sud)….

 

A suivre… !

 

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 décembre 2008

Compte rendu succinct du MOLP, manifestation de DOUAI du 18 décembre

 

ICI DOUAI, ICI DOUAI, les travailleurs en lutte au côté des étudiants appellent les confédérations syndicales et les partis politiques à entrer comme eux en résistance pour préparer la contre offensive des prochaines semaines.

 

Tel pourrait être le message que voulait faire passer les 5000 manifestants qui ont participés à la première semonce contre les abus de pouvoir du gouvernement et de son mentor, le patronat et ses structures Medef et Unice.

 

5000, salariés et retraités du privé (le public n’a pas participé à la manif), chômeurs et lycéens… du Douaisis mais aussi venus de toutes les villes de la région du nord, ont montré à ceux qui tentent d’inculquer que les travailleurs ne veulent pas lutter et qu’ils sont emparés par un sentiment d’impuissance, combien ils se trompent sur la force collective des travailleurs.

 

Ainsi, si à Douai le syndicat a réussi sa démonstration face à l’aristocratie ouvrière départementale qui l’avait traînée devant la justice bourgeoise pour le déconfédérer, dans les prochaines semaines partout dans le pays, la classe organisée va aussi démontrer sa puissance de luttes pour faire plier patronat et politiques.

 

Le MOLP juge que la bagarre nationale organisée par les militants de classe et de masse, va démarrer avant le 29 janvier 2009, date choisie par la « clique ».

 

La tension est forte et nombre de travailleurs ont compris que la reprise et le redémarrage des usines et des ateliers, prévus pour le 5 janvier, est une cabale organisée pour calmer les masses.

 

Outre la non présence des militants et des travailleurs de la fonction publique, pas de personnalités politiques locales (outre Mme Odile Hage, membre du PRCF, et épouse de l’ancien député PCF, Georges Hage), c’est bien la preuve que les aristocraties syndicales et politiques n’en ont que faire des ouvriers et des lycéens en lutte contre la barbarie du système capitaliste.

 

Prenons nos affaires en main nous-mêmes avec nos camarades des organisations syndicales et des organisations politiques de classe et de masses, agissons visibles et en contrebande des soudoyés et des véreux…le peuple travailleur et la jeunesse nous en seront reconnaissants au moment de la victoire.

 

Et ceux qui ont trahis, qui se sont corrompus avec le capital, tels des catins des rois, devront partir et retourner dans leur tôle, à moins qu’ils ne s’allient contre nous avec le patronat et ses flics au gouvernement… l’histoire a démontré que TOUT EST POSSIBLE !

 

Urgence sociale, urgence des luttes, urgence de l’unité, urgence de victoires pour les revendications, le droit au travail, le droit à étudier, le droit à un salaire pour vivre, le droit d’être soigné, le droit de vivre dans la dignité et dans la liberté sans le capitalisme et sans le patronat….  

 

Le MOLP

Fait entre Douai et Paris le 18 décembre 2008

 

    

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 15 décembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes 

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/

Lettre n° 38

 

 

Les hommes font leur propre histoire dans les conditions choisies par eux-mêmes.

 

Et quand même ils semblent occupés à créer quelque chose de tout à fait nouveau, les éléments les plus réactionnaires mais aussi les plus informés, évoquent craintivement les esprits du passé.

 

Dans cette période de doute qui a été enfantée par la crise systémique du grand capital financier, crise engendrée par les effets dégénérescents fomentés par le grand capital industriel, le mot capitalisme est soudain réapparu, lui qui avait été évincé du langage politique pour être remplacé par libéralisme et même ultralibéralisme.

 

Seule la classe ouvrière par ses éléments les plus avancés, ainsi que quelques groupuscules isolés, ont continué à employer ce verbiage jugé d’un autre temps, considéré comme un mot orthodoxe puisque la lutte de classes avait soit disant disparu, qu’un monde nouveau se construisait sur les ruines du communisme et de l’Union Soviétique, symbolisées par l’effondrement d’un mur.

 

Nous pouvons dire sans se tromper ni être présomptueux, que les éléments le plus avancés politiquement se trouvent dans la classe ouvrière, sans toutefois nier l’apport indéniable des intellectuels liés intrinsèquement à cette classe en luttes perpétuelles contre le système capitaliste qui les exploite.

 

Depuis quelques temps, le spectre du communisme hante les hautes sphères des synarchies. La crise aidant, c’est avec une meilleure visibilité, occultée depuis des années par le révisionnisme historique,  de la lutte des classes qui sort du brouillard de l’après chute du « mur ».

 

Ainsi, capitalisme, lutte des classes, classe et masses,  communisme, sont de nouveaux réapparus dans le langage courant d’une partie du peuple que certains croyaient déjà asservi à jamais.

 

Des mots durs qui résonnent dans les arrières cours du capital, un capital qui, soyons en convaincus, ne va pas tarder à employer sa machine de guerre et de propagande médiatique, pour juguler ou tenter de juguler la montée de la conscience de classe qui prépare à l’affrontement de classe, qui aboutit sur le mot révolution.

 

Certains diront à la lecture que c’est très insolent de parler de révolution quand même les masses ne sont pas prêtes, certes ils auront raison mais : pourquoi les œuvres de Marx (Le Capital) et de Lénine (Impérialisme, stade suprême...) sont redevenues des best seller en Grande Bretagne et en Allemagne ?

Soit, se sont les méthodistes du grand capital financier qui cherchent des solutions aux problèmes actuels de leur système, ce qui n’est pas impossible, soit les éléments les plus avancés de la classe ouvrière travaillent clandestinement à la résurgence des idées socialistes, en prenant comme levier la crise actuelle.

 

Depuis une année le MOLP a archivé pour les analyser, toutes les déclarations, les meetings, les blogs et sites, les tracts… Et malheureusement nous faisons le constat suivant : USA, CHINE, EUROPE, VENEZUELA, CUBA, PALESTINE, SERVICES PUBLICS sont à 90% les thèmes de prédilection des néo-révolutionnaires en France, 7 % étant consacré aux constats découlant du système, LOGEMENT, SANS-PAPIERS, LIBERTE, OGM, NUCLEAIRE… et les 3% restant à la classe ouvrière nationale en luttes…

 

C'est-à-dire qu’une grande partie des publications, des meetings, des blogs, des sites, ne viennent pas sur le terrain de la lutte en cours de la classe ouvrière. Il ne s’agit pas d’être ouvriériste, mais sans la classe ouvrière, celle de la production dans les usines, les ateliers et les chantiers, rien n’est possible, puisqu’elle est et restera à jamais le cœur de l’économie, qu’elle soit capitaliste ou socialiste.

 

Aujourd’hui, la classe ouvrière et ses éléments les plus avancés dans le syndicat CGT notamment, s’organisent pour la riposte de classe, s’organisent pour passer à l’offensive face aux reculs des confédérations attentistes.

 

Dans tout le pays, là où l’urgence sociale se fait ressentir, pour faire face à la crise, les prochaines semaines vont être décisives. Comme se sont les travailleurs de la classe ouvrière qui créeront eux-mêmes les conditions de l’organisation de la résistance pour s’opposer à un destin que le capital croit tenir dans ses griffes, nous pourrions connaître une situation telle que les grecs l’ont connu depuis quelques jours.

Une situation identique sauf que la classe ouvrière privée de son seul moyen de subsistance qu’est le travail, n’agira pas comme les désespérés de la jeunesse grecque. La classe ouvrière va savoir rapidement s’organiser pour bloquer toutes les productions et s’accaparer des trésors de guerre liés à leurs propres productions (automobiles équipements, acier, pièces détachées, denrées alimentaires…)

Et il y a un paramètre à connaître, celui des militants syndicaux qui n’ont plus rien à perdre : si l’usine, l’atelier, la boîte ferment, ils n’auront plus les mandats syndicaux tant convoités par certains… Même si l’avant-garde de classe n’agit pas pour cette raison, c’est un élément à néanmoins prendre en compte, car le fichage existe, et retrouver un travail est déjà compliqué dans une période si difficile, et quand on est délégué, cela l’est encore plus, surtout si on milite pour un syndicat de classe et de masses….

 

Ainsi, nous vivons une époque historique, car les salariés, les travailleurs, sont devant, pas de 10 pas mais d’un pas, celui qui les lie à leur quotidien, à leurs revendications, à leur avenir, à leur dignité de travailleurs fiers et debout !

 

La Classe Ouvrière gagne ou le capitalisme gagne, c'est-à-dire que notre classe ne peut pas se permettre de ne pas passer à l’offensive, c’est une question de survie, une question de classe et de masses.

 

Le MOLP

Fait à Paris le 14 décembre 2008

  

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 décembre 2008
salut les camarades
 
merci de relayer avec une telle clairvoyance nos positions et la manif du 18
ce petit message pour vous dire que nos idées de lutte s'étendent dans la Région NPDC.
je viens d'apprendre que l'UL de Dunkerque appelle elle aussi à une manif le 18 décembre prochain à Dunkerque
que les UL de Seclin, de Lillers, d'Arras et peu être d'autres seront présents à notre manif.

je pense réellement que dans l'action du Tous Ensemble, avec un front syndical de classe qui s'étend qui nous pouvons faire reculer les réformistes qui dirigent la CGT.

merci encore et à Jeudi prochain.

Jacques Leclercq sg UL CGT Douai
Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 12 décembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes 

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/


Lettre n° 37

Depuis maintenant deux mois, les travailleurs du monde entier découvrent que le capitalisme national, impérial ou mondialisé, a atteint ses limites, dans le contexte de la démocratie et du parlementarisme bourgeois. Dans les pays riches, c'est-à-dire ceux qui détiennent les richesses financières et les monopoles, la crise systémique prend une ampleur historique, la crise de 1929 risque d’être mise dans les placards de l’histoire. Les plans de suppressions massives d’emplois risquent ainsi de toucher des millions voire des dizaines de millions de travailleurs de par le monde, et le capital exploite cette crise pour tenter une ultime fois de se refaire, il n’a pas le choix s’il veut empêcher que le système capitaliste ne s’écroule sur lui-même.

 

La crise industrielle qui s’annonçait depuis des années, notamment avec le passage de l’impérialisme en construction européen, à la monnaie unique est désormais devant nous, et elle va s’amplifier. Flambée des prix et stagnation du pouvoir d’achat, mesures de privatisations des industries de service et de dénationalisations des banques, lois de destruction des droits du travail et des droits collectifs, élargissement de la zone à l’Est permettant les délocalisations, soutien humain et financiers aux guerres de recolonisation… n’ont fait qu’amener la récession, d’abord à petits pas mais désormais à pas accélérés, voire en marche forcée.

 

Cette crise du système n’est pas le fruit d’un hasard mais le résultat du déroulement scientifique et matérialiste du capitalisme qui avait été décrit par Marx dans « le Capital » puis par Lénine dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme ».

 

Nous touchons donc ici du doigt, les contradictions entre capital et travail, et notre réalité objective d’aujourd’hui est bien celle de la masse des travailleurs n’ont pas été préparés subjectivement de cet effondrement possible du système capitaliste dans de courts termes. Si depuis des années, l’avant-garde politique avait su ou voulu se donner les moyens de faire une analyse scientifique et organisée de la production, elle aurait pu alimenter l’avant-garde ouvrière dans les syndicats pour conscientiser les larges masses de travailleurs.

 

Mais des Si n’amènent aucune réponse puisque rien n’a permis de montrer une volonté communiste de préparer les masses à cette perspective naturelle et systémique. Ainsi nous subissons l’inertie de la dislocation avec les fondamentaux du communisme, c'est-à-dire le manque qu’occasionne la rupture avec la formule théorie-pratique-théorie. Les communistes sont donc malades, une maladie qui n’est pas infantile mais qui s’appelle le parlementarisme, et qui est alimentée par plusieurs virus, l’opportunisme, le nombrilisme, et surtout l’individualisme puisque les partis, mouvements, comités, groupes, fronts, collectifs…sont incapables de résonner en tant que classe ou défenseurs d’une classe, celle des travailleurs et des ouvriers. Cette maladie n’est pas mortel mais elle affaiblie considérablement les masses qui ont plus besoin d’une thérapie de choc que de pantins déguisés en docteurs « Folamour ». Depuis la fin du bloc soviétique, le capitalisme a su creuser son trou sans rencontrer une réelle opposition, pire encore, son opposition naturelle, par des alliances sur fond de démocratie bourgeoise, s’est fondue dans ses rangs au point de quasiment disparaître, même si l’étincelle est toujours présente pour rallumer la flamme, même si les fondations sont encore solides alors que les murs sont écroulés. Les batailles intestines au sein des partis de l’opposition ( PS, PCF, Verts, LCR…) ne montrent pas une volonté d’agir pour une classe sociale en souffrance mais montrent que l’opportunisme est une arme manipulée par la bourgeoisie pour défendre ses propres intérêts de classe.

 

Ainsi, le capitalisme a réussi sa prospective d’anéantissement d’une opposition politique de classe contre sa propre classe, d’où le sentiment d’impuissance qui a empêché les masses pour se reconstruire en tant que classe sociale.

 

Mais le capitalisme a su aussi créer la division en mettant le syndicalisme à sa botte. La multiplication des centrales syndicales a été une des armes primaires de cette division, mais le syndicalisme est aussi, comme l’opposition, malade. Cette maladie est vicieuse, car le syndicalisme est pluraliste, et il n’est plus indépendant puisqu’il souffre d’une forme d’addiction au système. Les directions syndicales, notamment à la tête des confédérations, des fédérations professionnelles, des grands syndicats de la fonction publique ou des grands groupes, ne sont plus libres de leurs initiatives puisqu’elles sont dépendantes financièrement du capital. Le patronat a créé les conditions de cette dépendance comme un dealer le fait pour vendre sa « cam ».

 

Ainsi, les centrales syndicales continuent à subsister en étant alimenté financièrement par une combinaison d’apports d’argent (Europe, commissions, paritarisme, présidences, tutelles, chambres de négociations, parutions syndicales et même accords entre syndicats et patronat), la question des cotisations est devenue subsidiaire puisque la visibilité de la représentativité syndicale est basée sur un pourcentage dans les échéances nationales ou régionales (Prud’hommes, paritaires..). Et ceci n’est que la partie visible de la nébuleuse financière des syndicats, les derniers événements avec la mise en cause de la gestion de l’IUMM, démontrent que la clarté est bien précaire. Mais aussi les relations privilégiées entre les grands groupes rattachés aux Medef et à l’Unice, et les directions fédérales qui usent de moyens contestables pour financer des emplois de permanents syndicaux. Toutefois, on ne peut lier ces pratiques avec les accords historiques dans la fonction publique entre syndicats et Etat. Ce sont des explications objectives du manque de combativité syndicale venant des hiérarchies des grandes centrales, sans toutefois oublier l’opportunisme de leurs dirigeants, plus enclin à conserver un poste qui amène un certain confort de vie et un certain nombre d’acquis sociaux.  

 

Face à ce manque visible de combativité, et du reniement objectif aux valeurs d’un syndicalisme de classe et de masse de la part des appareils confédéraux et fédéraux, les bases syndicales s’organisent pour redevenir indépendant et du pouvoir et du patronat. Mais l’addiction opportuniste au capital est forte, ceux qui luttent en toute indépendance pour l’unité des masses dans un syndicalisme de classe, subissent les foudres des grands malades qui refusent le sevrage. Car la crise financière et industrielle en cours, ne leur permet pas une thérapie sur le long terme, mais un sevrage immédiat. Et le choc psychologique est fort, ils refusent d’être soignés et deviennent violents au point de s’en prendre à ceux de leur classe sociale en s’alliant à leurs dealers pour obtenir leurs doses nécessaires à leur paradis artificiel. Et les dealers du patronat et de l'Etat alimentent pour ne pas perdre la face et conserver le marché. Ils utilisent la crise pour renforcer les opportunistes sous dépendance et tentent par tous les moyens d’anéantir les nombreuses bases d’entreprises ou les unions professionnelles locales ou professionnelles qui s’organisent ouvertement et en contrebande des hiérarchies.

Nous disions que les directions devenaient violentes, preuve en est que depuis quelques semaines, c'est-à-dire depuis le début de la crise (même si des exclusions ont eu lieu il y a quelques années), elles dé-confédérent des syndicats complets et des milliers de syndiqués se retrouvent sans étiquette alors qu’ils sont le cœur du militantisme de classe, elles menacent des militants de l’avant-garde d’exclusion pour avoir osé dire haut et fort ce que la base pense depuis des lustres, et elle attaque des unions interprofessionnelles devant les tribunaux de la bourgeoisie. Tout cela est signe qu’elles sont aux abois face à la mobilisation qui s’organise tant au niveau local qu’au niveau national.

 

Beaucoup de militants n’avaient pas compris l’importance d’un front syndical de résistance de classe, mais aujourd’hui tout démontre que cette résistance organisée au sein de la CGT, a été d’une importance stratégique. Qu’on soit de ce front, signataires des nombreux appels, participants aux meetings, l’unité est en marche pour faire face à la casse de nos emplois, de nos salaires, de nos droits et de nos acquis. La base revendicative est forte, et qu’on soit travailleur du privé, du public, sans emploi, retraités, immigrés ou sans papiers, tout le monde se sent concerné par la montée de l’union de luttes, et l’aristocratie syndicale qui possède des titres mais sans valeur, a tout intérêt à le comprendre ou ils devront partir pour laisser la place à ceux qui luttent contre les intérêts capitalistes dans l’intérêt des travailleurs.

 

Partout dans le pays, la classe ouvrière s’organise pour la lutte, et c’est à Douai, là où Sarkozy avait donné 26 milliards au grand patronat, dans le nord de la France, que la première somation va détoner le 18 décembre. Une union locale CGT, celle de Douai, que la direction confédérale entend détruire, mais qui se trouve être le cœur d’un bastion de classe et de masses dans une des plus grandes zones industrielles automobiles du monde, a appelé à manifester, et elle est relayée partout dans le pays, par des appels interprofessionnels. Une manifestation massive et motivée qui sera le point de départ des larges mobilisations de masses qui s’organiseront dans les prochaines semaines sur les bases des revendications de base, de classe, de masses.

 

Le MOLP, dans cette approche n’a volontairement pas parlé des liens entretenus entre les directions syndicales et l’impérialisme européen, le FMI, la BM, l’OMC… via la CES et la CSI, nous y reviendrons plus tard, la priorité est autre même si cela est d’une importance capitale. Il nous faut une victoire, obtenons là par la lutte, car 10 jours de luttes valent plus que 1000 discours.

 

Tous-tes à Douai le 18 décembre à 10h00,

Place d’Armes,

Debout face au pouvoir, un classe fière face au patronat

 

Le MOLP.

Fait à Paris le 12 décembre 2008   

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
- Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 11 décembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes

 

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/

 

Lettre n° 36

 

Nous venons d’apprendre aujourd’hui que la Direction Confédérale CGT et certaines fédérations professionnelles avaient lancé depuis quelques temps un plan pour mettre fin à la contestation interne dans la plus vieille centrale syndicale ouvrière de France.

 

En effet, la direction confédérale s'affole, après l’affaire qui l'a opposée l’Union Locale CGT de Douai il y a quelques semaines, elle a envoyé de courriers aux directions de certaines entreprises pour dire que le syndicat CGT ne représente plus la CGT, elle vient ainsi de déconfédérer des syndicats, pourtant majoritaires et puissants, mais opposés à la ligne réformiste mise en place depuis maintenant quelques années. Et on apprend désormais que ce seraient les militants syndicaux « d’avant-garde » de la contestation à la ligne, qui sont mis sur la sellette et dans le viseur des directions de la CGT.

 

Face à la crise industrielle qui monte et qui n’épargne aucune profession ou corps de métier, et voyant que des centaines de milliers de licenciements, voire de millions, sont prévus, les bases syndicales de terrain ne comprennent pas pourquoi la direction confédérale et les directions fédérales de la CGT, restent sans voix et n’appellent pas à la riposte de masse.

 

Les travailleurs semblent avoir vaincu le sentiment d’impuissance, ils savent qu’ils n’ont rien à perdre d’autres que leur dignité, et que, s’ils ne réagissent pas en passant à l’offensive, ils seront écrasés et demain encore plus exploités et spoliés de leur liberté, de leurs droits et de leurs acquis sociaux historiques.

 

Ainsi, la hiérarchie CGT à son plus haut niveau, apparait isolée et de moins en moins en lien avec sa base dans les entreprises, et elle feint d'ignorer les demandes de luttes interprofessionnelles fortes et victorieuses. Par contre, elle semble prête à des sacrifices de militants pour conserver la main et maintenir caché la contestation qui désormais veut s’afficher au grand jour.

 

Ainsi, cette crise systémique du capitalisme, la plus forte de l’histoire, jamais connue même par nos plus anciens, dévoile la réalité du syndicalisme français.

 

D’énormes contradictions voient le jour, et la direction dirigée par B. Thibault et JC Le Duigou, avec certains éléments opportunistes (le 49ème congrès est dans un an et des places sont à prendre) des fédérations, notamment celles des secteurs les plus en crise (Métallurgie, Transport, Construction, agro...) est confrontée à une réalité objective : les masses ouvrières qui veulent garder emplois, salaires, acquis et droits, et qui de plus entendent faire monter leurs revendications : smic à 1600€ nets, retraites à 55 ans, interdiction des licenciements et nationalisations et renationalisations des entreprises et des services….

 

Le combat qui va être mené méthodiquement par la base de la CGT qui s'organise dans la résistance, va pousser les directions cégétistes de Montreuil, soit à « virer » son avant-garde militante mais le syndrome CGTU pourrait ressortir des archives (surtout que la Loi d'août 2008 permet la création de syndicats autres que les 5), soit à appeler massivement pour faire sortir « la vapeur » de la « cocotte sous pression » !

 

Que feront-ils ?

 

C’est dans le cœur de la contestation que sera jugé l’avenir, c’est-à-dire le jeudi 18 décembre à Douai, où les syndicats les plus durement touchés par la crise, tenteront l’épreuve de force par une immense mobilisation de masses prolétariennes. En effet, un grand nombre de syndicats a décidé d’appeler à venir manifester inter-professionnellement à 10h00 pour exiger le maintien de tous les emplois, des salaires, des productions, des droits et des acquis.

 

Le jeudi 18 décembre à Douai, va démarrer une étape de luttes qui va s’amplifier, au risque de faire la « nique » aux grands dirigeants cégétistes, qui eux semblent eux ne pas être touchés par cette crise grave.

 

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 novembre 2008

MOLP

Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes

mouvementolp@hotmail.fr - http://m-olp.over-blog.com/

 

Lettre n° 35


Le 1er meeting pour un retour à une CGT de classe et de masse a eu lieu ce 29 novembre de 10h à 13hoo dans une salle bondée de militants venus de tout le pays et de toutes les professions.

 

Tous ont constaté que la ligne confédérale relayée par les fédérations, ne correspondait pas aux attentes des bases et des militants. Et même pire puisque cette stratégie du syndicalisme rassemblé flou des directions fédérales et confédérales, était une entrave à la mobilisation de masse sur les revendications.

 

De la Métallurgie, du Livre, de la Chimie, des PTT, des Equipementiers, de l’Automobile, du BTP, des Assurances, des Services Publics d’Etat et Territoriaux, de la Pétrochimie, de la lutte étudiante, du Transport aérien et ferroviaire, des Sans-papiers…etc.… tous ont développé  que la solution du « tous ensemble » passe par des repères revendicatifs clairs qui résonnent dans la tête des travailleurs.

 

Des mots d’ordre de classe pour réunir les masses, la clarté pour faire face aux non-dits… des salaires chiffrées à 1600 net mensuels base Smic, des emplois maintenus malgré la crise, la  retraite à 55 ans, la suppression des compteurs négatifs et de la flexibilité, les renationalisations, le maintien des services publics, le maintien des droits et des acquis, la régularisation de tous les sans papiers, un système d’éducation et de santé gratuit, laïc, et ouvert à tous, l’internationalisme … face à la sécurité sociale professionnelle, au statut des salariés, que personne n’a jamais compris en terme de progrès social, face à l’allégeance à la CES et la CSI, armes des opportunistes de l’aristocratie syndicale.

 

On était très loin du meeting gauchiste et récupéré par l’extrême gauche, que certains avaient prédit. Au contraire, des interventions justes et compréhensibles par tous, et surtout une volonté de ne pas saucissonner la CGT en plusieurs morceaux, mais de créer cette unité de classe, dont nous, les travailleurs, avons tellement besoin face au gouvernement et au patronat décomplexés… une volonté de rassembler CGT et non de diviser avec la CFDT !

 

Et bien ceux qui ont tentés de manipuler, de fractionner et de dénigrer ce 29 novembre ont été défaits par une classe ouvrière militante qui a la réelle volonté d'aller au charbon, d’aller au combat pour la victoire et jusqu'à la victoire totale.

 

L’avant-garde de classe, syndicale et ouvrière était bien là au rendez vous, et comme l’a dit un intervenant, ce meeting restera historique car la volonté d’organisation et la détermination de lutter étaient présentes.  


Ce n'était donc  ni une expérience ni un laboratoire mais une démonstration scientifique de nos possibilités et de nos capacités pour rassembler sur des bases de classe.

 

De plus, les camarades dans la salle ont voulu rester visibles afin de montrer leur fierté de participer à ce meeting.

 

La peur de l’exclusion pour contestation de la ligne CGT psueudo officielle, n’est plus à l’ordre du jour quand le capital enfreint toutes les limites.


Comment pourrait on être exclus quand le capital précarise et licencie par centaines de milliers, qu’il casse droits et acquis, qu’il agit par la répression et la peur…

 

Pourquoi  se cacher et rougir de la lutte classe contre classe et du choix de l’affrontement ?

 

Pourquoi aurions nous peur quand il s’agit de choisir son côté de la barricade ?

 

Et il n’y a que deux choix possibles, car soit on est du côté des patrons et du gouvernement antisocial, soit on est du côté de sa classe et de ses revendications sociales avec une CGT de luttes !

 

Il n’y a pas de 3ème voies ni d’alternance possible, c’est un choix de luttes pour gagner les revendications.

 

La marche a commencé, à nous avec nos syndicats et nos syndiqués, avec les travailleurs du public et du privé,  de la poursuivre et de la rallier dans l’intérêt des masses et de la classe !   


Le MOLP


Fait à Paris le 29 novembre 2008 (une date à retenir)

Par Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus