MOLP
Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
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Lettre n° 39
Contribution politique du MOLP pour l’année 2009.
La participation aux milliers de luttes en 2008, avec la créativité et les avis de milliers de camarades, des hommes, des femmes et des jeunes, avec des expériences différentes, avec des origines sociales différentes, a démontré que 2009 peut être l’année d’un retour à la victoire pour de nouveaux droits et de nouveaux acquis.
La manière démocratique du processus pour gagner sur les revendications, mais aussi sur l'orientation et les objectifs de l'action, a démontré que la force collective et l'intelligence de nos combats ne sont pas coup d’épée dans l’eau.
Ceux qui ne vivent que par les média, en s’appuyant sur les divergences et les désaccords qu'ils alimentent pour continuer leur traitrise, n’ont pu être que déçus parce qu'il n'y a pas « d'horloge ni de poignard », pas de « coulisses des négociations », pas de satyrisme ni de lyrisme… mais une grande convergence dans les analyses.
Comparer la profondeur de nos travaux en 2008, liés avec la connaissance de la réalité quotidiennes, comparer les propositions et le projet qui nous animent et ensuite vous pourrez faire votre jugement.
Peut-être que la reconstruction du parti de masse passe un projet de propositions claires. Il y a donc nécessité de discuter et réfléchir avec d'autres camarades sur ce qui serait le mieux pour le Parti, pour les travailleurs, pour les personnes vivant ici mais aussi sur nos rapports internationalistes.
Le fonctionnement d’une telle instance de reconstruction passe par l'écoute, et ce avant tout discours, qui doit être simple et dans le respect collectif des idées et de l'individu.
Il s'agit d'une marque de distinction sans ambiguïté à gauche, un mot qui pour les idéalistes communistes est impropre mais qui est juste dans la conscience des masses. Nous ne sommes dans cette phase de reconstruction d’un parti de masse, ni pour écouter des dirigeants ou candidats à des postes de direction, ni pour apporter notre soutien (ou non) à des postes de direction, car les reconstructeurs ont des tâches plus nobles et plus dignes à effectuer.
Ces tâches sont les fruits de la lutte, les fruits de notre travail politique, les fruits de la force d'un idéal, le socialisme. Voilà pourquoi les débats d’opinions et les contributions, la participation de militants et de leur militantisme seront la base du succès de la reconstruction d’un parti qui sera en capacité de prendre le pouvoir aux capitalistes.
Parce que nous sommes des militants avec diverses responsabilités et non pas des militants de diverses catégories, nous avons à donner de la voix à ceux qui ne sont pas visibles mais qui accomplissent la plupart des tâches de terrain.
Cette tâche de reconstruction, ces tâches collectives, tant idéologiques que pratiques, sont faites pour défendre la partie la plus adeptes, la plus résistante, la plus combattive, et la mettre dans les conditions de lutter pour elle-même, pour la prise à terme du pouvoir, cette partie, c’est la Classe Ouvrière.
En général, ce sont les prétendus cadres qui veulent s’imposer dans la direction du parti ou de la partie citée : mais l’histoire récente démontre que c’est une erreur.
Ainsi notre responsabilité est de réaffirmer que la reconstruction d’un parti de masse, d’un Parti communiste digne et combattif, ne se limite pas à des noms mais à des faits, à des tâches, à des analyses, à des slogans, à des pratiques de masse par l’agitation politique, à une propagande en lien avec les masses, les syndicats, les associations : les communistes sont humbles et travailleurs, pas égocentriques ni au dessus des masses. Les intellectuels communistes sont au service des masses, pas l’inverse comme c’est actuellement le cas.
Le renforcement de cette dynamique de reconstruction passe par des chemins différents mais avec des orientations collectives pour atteindre l’objectif. Mais pourtant depuis des années nous avons fait des erreurs en établissant des barrières, et en s’enfermant dans des problèmes internes et idéologiques. La guerre sectaire des chefs a été depuis des années contre les intérêts des travailleurs, du peuple et du pays.
Les pratiques sectaires ont servi de boucliers aux capitalistes.
Le MOLP a analysé et réaffirme sa disponibilité pour les luttes, il présente ici d'autres propositions et souligne la nécessité de rompre avec les pratiques qui empêchent la véritable offensive contre cette politique qui inflige d'énormes injustices et des inégalités sociales croissantes.
Nous avons la très forte conviction et l’idée que les travailleurs ne sont pas voués à cette situation de dégradation et de paupérisation, à cet état de fait du aux « banksters » financiers et industriels du grand capital.
Il y a pas deux chemins: soit on accepte la poursuite de cette politique de destruction et d’exploitation, soit on apporte les changements nécessaires.
Il est vrai de constater que le mécontentement grandit, et que la base sociale sur laquelle l’opposition politique démocratique et institutionnelle pour faire face au gouvernement actuel, est en diminution de confiance vis-à-vis de cette opposition de pacotille. Ce qui démontre la nécessité d'une rupture complète pour mettre en action une nouvelle politique capable de s'attaquer aux problèmes du pays, même si tout ceci est encore loin d'être claire.
Nous ne faisons pas que critiquer mais il est curieux que certains ne peuvent pas accepter une critique comme s’ils étaient au-dessus de toute critique, mais ils sont toujours prêts à critiquer d’autres partis ou mouvements reconstructeurs.
Donc la 1ère question qui est posée est celle de la réhabilitation de l’ancien ou de la retouche du nouveau, et la 2ème est : sont-ils vraiment prêts à parler de rupture avec ces politiques néfastes au Peuple ?
Une rupture complète avec la politique actuelle se fera par le biais des luttes ouvrières, par la lutte des travailleurs, des intellectuels, des jeunes, des femmes, des retraités, et même des classes moyennes, c'est-à-dire de tous les citoyens, patriotes et démocrates qui sont en difficulté par l'avenir de leur pays et de la démocratie.
Elles doivent être fondées sur leurs problèmes concrets, sur les revendications et les droits légitimes, tout ce qui converge vers un programme social doit devenir une opposition politique au capital. Une bolchévisation de la politique qui soutient la force qui porte en elle un programme révolutionnaire, la classe ouvrière. C’est la perspective révolutionnaire du passage de la classe en soi à la classe pour soi.
Nous serons au pouvoir lorsque le Peuple le souhaitera, pour cela nous devons le souhaiter nous-mêmes, c'est-à-dire passer de l’opposition statique et fractionnée à la volonté de prise du pouvoir.
Et ce jour-là, nous allons exercer le pouvoir sur la base d'une politique socialiste de la vérité et d’engagement inébranlable dans l'intérêt des droits et les aspirations des travailleurs et du peuple à la liberté, à la démocratie, à la paix et à l'indépendance nationale vis-à-vis des impérialismes.
C'est la raison d'être de notre nature, de notre attitude, de notre lutte et de notre existence même.
Nous devons faire nos preuves et montrer que oui, un changement est possible, et la résistance actuelle des travailleurs est déjà une victoire, mais la résistance doit être prolongée et amplifiée pour mettre les masses en situations d’offensive généralisée.
Les combats à mener seront difficiles pour défendre les droits individuels et collectifs, contre le chômage et la précarité, pour de meilleurs salaires et conditions de travail, pour plus de dignité, pour de meilleures pensions de retraite, pour une meilleure protection de santé, pour une éducation nationale ouverte et laïque, pour renforcer les services publics … pour une sécurité sociale universelle.
Une Education démocratique, ouverte et gratuite est possible si elle est orientée vers l'éducation générale des individus, plutôt que de les conditionner comme des marchandises en conformité avec les intérêts du capital.
Un Service national de santé ouvert et gratuit est possible, s’il est antagonique au monde des affaires et des bénéfices.
Comme il est possible de défendre notre appareil de production nationale, d'encourager le marché intérieur, et de soutenir notre industrie, notre agriculture et notre pêche, nos petits commerces… et de mettre un terme à la libéralisation et de la privatisation armes de guerre de l'économie « casino ».
Comme il est possible de mettre un terme à la domination du pouvoir économique sur le pouvoir politique.
Comme il est possible de récupérer notre souveraineté économique et de préserver l'indépendance nationale, en éliminant le néo-libéralisme, le monétarisme, le fédéralisme de l'Europe… pour mettre en place l'égalité des nations, des travailleurs et des peuples du monde, d'avoir un pays qui défend la paix et la coopération avec tous les peuples et leurs pays.
Mais cela ne peut être possible que si nous mettons fin aux politiques de divisions qui ont été menées depuis des décennies, que si nous mettons fin à nos querelles intestines, que si nous mettons fin au sectarisme, c’est contre ces maladies qu’il faut lutter pour concrétiser le projet qui est toujours inscrit dans nos vies militantes : mettre en place le socialisme dans chacun de nos pays !
Le MOLP
Fait à Paris le 26 décembre 2008.
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